Faut-il couper le contact après une rupture pour aller mieux ?
Faut-il vraiment couper le contact après une rupture pour guérir ? Comprendre quand la coupure aide, quand elle enferme, et comment trouver la bonne distance.
RUPTURE
Céline FOLLY
1/9/20264 min read
Couper le contact après une rupture : mythe, nécessité… ou fausse bonne idée ?
Après une rupture, la question revient presque toujours.
Parfois doucement. Parfois avec urgence. Parfois sous forme de pression extérieure.
Faut-il couper le contact pour aller mieux ?
Autour de toi, les réponses sont souvent tranchées.
On te parle de no contact comme d’une règle absolue.
Comme si la guérison passait par une coupure nette, immédiate, définitive.
Mais quand on est à l’intérieur de la rupture, dans la vraie vie émotionnelle, la réalité est bien plus complexe.
Pourquoi couper le contact est parfois impossible
Il y a d’abord les situations concrètes.
Celles dont on parle peu dans les conseils standards.
Quand il y a des enfants, un travail commun, des obligations matérielles, une histoire longue, des responsabilités partagées, le lien ne disparaît pas par décision.
Mais même en dehors de ces cas, il y a autre chose.
Quelque chose de plus invisible et souvent plus douloureux.
Car couper le contact extérieur ne coupe pas automatiquement le lien intérieur.
On peut ne plus écrire, ne plus appeler, ne plus regarder les réseaux…
et pourtant continuer à penser, attendre, espérer, ruminer.
Le lien continue de vivre à l’intérieur.
Et se forcer à une coupure radicale quand le système émotionnel est encore en état de choc peut créer plus de violence que d’apaisement.
Les injonctions autour du no contact : quand elles font plus de mal que de bien
Le no contact est souvent présenté comme une solution universelle.
Comme si la rupture devait être traitée de la même façon pour tout le monde.
Mais utilisé comme une injonction, il peut devenir une nouvelle source de pression.
Une façon de se dire : « je n’y arrive pas, donc je fais mal ».
Or, ce n’est pas la coupure qui soigne.
C’est ce qu’elle permet émotionnellement.
Chez certaines personnes, le no contact apporte un soulagement immédiat.
Chez d’autres, il déclenche une angoisse massive, une sensation d’arrachement, voire une sidération.
Le problème n’est pas la méthode.
Le problème, c’est de croire qu’il existe une bonne réponse universelle.
Ce qui aide vraiment à se désengager émotionnellement
Guérir d’une rupture ne dépend pas uniquement du fait d’avoir ou non des échanges avec son ex.
Ce qui fait la différence, c’est la capacité à désengager l’espoir, à sortir progressivement de l’attente, à retrouver une stabilité intérieure.
Tant que le système émotionnel est en surcharge, toute décision devient fragile.
On coupe, puis on revient.
On tient quelques jours, puis on replonge.
On se durcit, puis on culpabilise.
Le désengagement émotionnel n’est pas un acte de volonté.
C’est un processus.
Et ce processus demande souvent autre chose que des règles :
du temps, du soutien, un cadre, une sécurité.
Quand garder le contact empêche réellement de guérir
Il serait faux de dire que garder un lien est toujours neutre ou bénéfique.
Il existe des situations où chaque échange rouvre la plaie.
Où l’autre entretient l’ambiguïté.
Où la culpabilité est utilisée comme levier.
Où l’espoir est ravivé à chaque message.
Dans ces cas-là, le contact maintient une instabilité émotionnelle permanente.
Il empêche le deuil.
Il empêche l’apaisement.
Ce n’est pas une question de maturité ou de force.
C’est une question de protection.
Couper le contact, ici, n’est pas une punition.
C’est une façon de préserver ce qui reste de soi.
Trouver la bonne distance, pas la plus radicale
La bonne distance après une rupture n’est pas toujours la coupure totale.
Et elle n’est pas non plus le maintien du lien à tout prix.
La bonne distance est celle qui permet de respirer à nouveau.
Celle qui évite de se durcir tout en empêchant de replonger.
Pour certains, cette distance passe par une coupure claire.
Pour d’autres, par une mise à distance progressive, des limites précises, un cadre.
Il n’y a pas de solution idéale.
Il y a une solution juste pour l’état émotionnel dans lequel on se trouve.
Le vrai enjeu derrière la question du contact
Derrière la question « faut-il couper le contact après une rupture », il y a presque toujours la même chose.
La peur de ne pas tenir.
La peur de craquer.
La peur de faire mal.
La peur de se tromper.
Autrement dit : un manque de sécurité émotionnelle.
Quand cette sécurité est absente, on cherche des règles pour se rassurer.
Quand elle revient, les décisions deviennent plus simples, plus calmes, plus évidentes.
Ce n’est pas un manque de volonté.
C’est un état intérieur.
Traverser avant de décider
Parfois, la vraie question n’est pas quoi faire, mais comment tenir pendant que la décision mûrit.
Et dans les ruptures douloureuses, vouloir décider seul, trop vite, sous pression, mène souvent soit à la dureté, soit au retour en arrière.
Traverser la rupture, ce n’est pas appliquer une règle.
C’est se donner les moyens de ne pas se perdre en route.
Quand la rupture fait trop mal pour trancher seul
Si la question du contact te déchire, si tu oscill es entre couper et maintenir un lien, si la culpabilité et le doute prennent toute la place, ce n’est pas le moment de t’analyser davantage.
C’est le moment d’être soutenu.
Le Sprint Rupture existe précisément pour ces phases aiguës.
Quand il faut se stabiliser.
Tenir.
Traverser sans s’effondrer.
Et décider sans se durcir.
Un cadre court.
Une présence.
Une sécurité émotionnelle retrouvée avant toute décision définitive.
Céline FOLLY
Thérapeute-Coach à distance ou à Lille, spécialisée en hypnose, PNL, accompagnement émotionnel, Je vous propose des séances adaptées à vos besoins.
Contact
celinefolly.pro@gmail.com


